.
. je coule
* et coulent les larmes a l'intérieur,
* derriere cette surface rigide et froide
* qui sépare mon corps du monde extérieur.
. je dérive
* et dérivent les mots
* sur le lit de la rivière
* qui me porte sans lassitude
* vers les berges d'un futur
* plongé dans des brumes inquiétantes.
. j'étouffe
* et s'étouffent les souvenirs
* dans le limon de mon crâne
* ils s'enlisent et se perdent
* dans la moiteur de l'ecume
* que choque les meandres d'un quotidien qui se perd.
corps sublimé par l'ombre des feuilles tatouée sur la peau, ondulante.
je sors de la fraicheur du ruisseau et m'allonge sur l'herbe douce de la berge avec un soupir d'aise. ma nudité en osmose avec les chuchottement des oiseaux.
laissez moi me secher au soleil, laissez le lecher ma peau, laissez moi l'insouciance et la volupté. je veux m'oublier dans un tombeau de nature, mourir quelques minutes en clouant mes paupières sur ce décor où le temps semble s'etre arrêté. envie de campagne, de paix, d'oubli. me laisser bercer par le bruit de l'eau qui s'étire, placide, par le frou frou d'un vent ami et coquin effleurant les feuillages, par les récriminations crépitantes des oiseaux. ouvrir les yeux, enfiler ma robe et repartir pied nus dans la chaleur des chemins de caillasse. il me semble qu'aujourd'hui je leurs appartiens...
mauvaise passe, mais l'envie de s'en sortir. les larmes aux yeux le sourire aux levres. pas d'apitoiement, juste l'envie d'écrire. juste vivre un peu dans la vérité, accepter ce qui arrive et l'affronter. nager en eau troubles mais garder a tete hors de l'eau.
"morte de sécheresse,
la fiancée de l'eau
a marié son sang a celui du ruisseau"
la fiancée de l'eau
a marié son sang a celui du ruisseau"
la rue kétanou
. je coule
* et coulent les larmes a l'intérieur,
* derriere cette surface rigide et froide
* qui sépare mon corps du monde extérieur.
. je dérive
* et dérivent les mots
* sur le lit de la rivière
* qui me porte sans lassitude
* vers les berges d'un futur
* plongé dans des brumes inquiétantes.
. j'étouffe
* et s'étouffent les souvenirs
* dans le limon de mon crâne
* ils s'enlisent et se perdent
* dans la moiteur de l'ecume
* que choque les meandres d'un quotidien qui se perd.
corps sublimé par l'ombre des feuilles tatouée sur la peau, ondulante.
je sors de la fraicheur du ruisseau et m'allonge sur l'herbe douce de la berge avec un soupir d'aise. ma nudité en osmose avec les chuchottement des oiseaux.
laissez moi me secher au soleil, laissez le lecher ma peau, laissez moi l'insouciance et la volupté. je veux m'oublier dans un tombeau de nature, mourir quelques minutes en clouant mes paupières sur ce décor où le temps semble s'etre arrêté. envie de campagne, de paix, d'oubli. me laisser bercer par le bruit de l'eau qui s'étire, placide, par le frou frou d'un vent ami et coquin effleurant les feuillages, par les récriminations crépitantes des oiseaux. ouvrir les yeux, enfiler ma robe et repartir pied nus dans la chaleur des chemins de caillasse. il me semble qu'aujourd'hui je leurs appartiens...
mauvaise passe, mais l'envie de s'en sortir. les larmes aux yeux le sourire aux levres. pas d'apitoiement, juste l'envie d'écrire. juste vivre un peu dans la vérité, accepter ce qui arrive et l'affronter. nager en eau troubles mais garder a tete hors de l'eau.




