"il est un estuaire, un long fleuve de soupirs..."

"il est un estuaire, un long fleuve de soupirs..."
.

"morte de sécheresse,
la fiancée de l'eau
a marié son sang a celui du ruisseau"
la rue kétanou




. je coule
* et coulent les larmes a l'intérieur,
* derriere cette surface rigide et froide
* qui sépare mon corps du monde extérieur.

. je dérive
* et dérivent les mots
* sur le lit de la rivière
* qui me porte sans lassitude
* vers les berges d'un futur
* plongé dans des brumes inquiétantes.

. j'étouffe
* et s'étouffent les souvenirs
* dans le limon de mon crâne
* ils s'enlisent et se perdent
* dans la moiteur de l'ecume
* que choque les meandres d'un quotidien qui se perd.


corps sublimé par l'ombre des feuilles tatouée sur la peau, ondulante.
je sors de la fraicheur du ruisseau et m'allonge sur l'herbe douce de la berge avec un soupir d'aise. ma nudité en osmose avec les chuchottement des oiseaux.


laissez moi me secher au soleil, laissez le lecher ma peau, laissez moi l'insouciance et la volupté. je veux m'oublier dans un tombeau de nature, mourir quelques minutes en clouant mes paupières sur ce décor où le temps semble s'etre arrêté. envie de campagne, de paix, d'oubli. me laisser bercer par le bruit de l'eau qui s'étire, placide, par le frou frou d'un vent ami et coquin effleurant les feuillages, par les récriminations crépitantes des oiseaux. ouvrir les yeux, enfiler ma robe et repartir pied nus dans la chaleur des chemins de caillasse. il me semble qu'aujourd'hui je leurs appartiens...

mauvaise passe, mais l'envie de s'en sortir. les larmes aux yeux le sourire aux levres. pas d'apitoiement, juste l'envie d'écrire. juste vivre un peu dans la vérité, accepter ce qui arrive et l'affronter. nager en eau troubles mais garder a tete hors de l'eau.
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# Posté le mardi 13 mars 2007 09:33

Modifié le vendredi 16 mars 2007 13:10

a l'heure actuelle vivons rétro.

a l'heure actuelle vivons rétro.
"je vous prenait tous pour des morts et moi, vivante, je vous passait en revue ; je me disait qu'il y avait quelquechose d'étrangement lugubre dans l'invention de ces mascarades. N'est ce pas bien triste en effet, de ressuciter ainsi les siècles qui ne sont plus et les forcer a divertir le siècle présent? Ne sont-ils pas au milieu d'une fête, une effrayante leçon pour nous rappelerla brièveté des jours de l'homme? Où sont les cerveauxpassionnés qui brulaient sous ces barrettes et ces turbans ? sont les coeurs jeunes et vivaces qui palpitaient sous ces pourpoint de soie, sous ces corsages brodés d'or et de perles? [...] Hélas, où sont ils ces rois d'un jour, qui ont brillé comme nous? "

lélia de George Sand


n'as-t-on pas l'air de deux ravissantes pintades d'un autre age?
tiens! j'ai ressorti d'un vieu placard des porte-jarretelle vintage, c'est bien fendard, y'a plus qu'a dénicher une panoplie qui irait avec... Mais ou? (COMMENT ça a pigalle? waaaah oooh doucement, toi, tu va te prendre un guêpiere dans la gueule d'ici sou peu...)
une petite pensées pour mes cousines et a raphaelle, un petit souvenir dirigé vers cette soirée, le premier et dernier rallye ou l'on m'aura trainé. l'impression d'avoir reculé de plusieurs décennies parmi cette jeunnesse orgueilleusement désuete ne m'as pas empêcher de passer une bonne soirée, tout de meme... survivor.

# Posté le dimanche 11 mars 2007 10:19

Modifié le vendredi 16 mars 2007 20:32

<3 corps a coeurs <3

<3  corps a coeurs  <3
"les filles, arrêtons de focaliser sur notre corps, laissons les mecs le faire a notre place..."


disscussion de filles dans la moiteur rassurante de la cuisine...

# Posté le samedi 10 mars 2007 08:17

Modifié le mardi 26 juin 2007 17:55

Triple Hommage

Triple Hommage
décidément, quelle ironie. je suis tombée sur ce poeme en pleine nuit, 3 heures du matin sonnant les cloches blanches de la nuit sans sommeil. je venais de visiter mon pere, et ces quelques lignes me semblaient écrites pour lui.

"Tu es la terre et la mort .
Ta saison est ténèbres
et silences. Rien ne vit
qui ne soit plus etranger
à l'aube que tu n'es.

Quand tu sembles t'éveiller
tu n'es rien que douleur,
elle est dans ton regard, dans ton sang,
mais tu es insensible. Tu vis
comme vit une pierre
comme la terre dure.
Et des songes te vêtent
de mouvements des spasmes
que tu ignores.
La douleurcomme l'eau d'un lac
frémit et t'entoure.
Ce sont des ronds sur l'eau.
Tu les laisses s'évanouir.
Tu es la terre et la mort
."

3 décembre 1945
La mort viendras et elle aura tes yeux
Cesare pavese

j'ai appris la nouvelle les lendemain midi. il est mort dans la nuit de jeudi a vendredi. le bleu est la couleur de la mort, chez le poete.
je ne le savais pas il y a sept mois, quand j'ai retouché cette photo. tout porte a croire que les hasards forgent ma vie, si seulement hasard il y a.
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# Posté le vendredi 09 mars 2007 10:54

Modifié le mardi 26 juin 2007 18:06

je Le veux, t'entend? ça m'a rendue sourde.

je Le veux, t'entend? ça m'a rendue sourde.
besoin d'amour
envie d'infini
en quête d'été
et de petits chemins libertins
ou trainer les pieds.
m'abreuver de l'odeur de la terre
qui remonte avec les bruits du soir
et balloter mon grand corp etranglé
sur une eau moins nauséeuse
que cette "scène", agitée
des remous placides
d'une humanité qui s'oublie,
mais qui demeure.
et vogue la galere,
et glisse mon sourire
sur le lit de la rivière épanouie de mes soupirs
.

# Posté le jeudi 08 mars 2007 21:06

Modifié le mardi 26 juin 2007 17:15